Résumé

C. Lavollée La Réforme judiciaire en Égypte et les capitulations

Au point où en sont les choses, sa décision ne saurait faire doute. Il n’est point possible que la France se tienne en dehors de l’opinion européenne, ni qu’elle s’oppose à un essai de réforme qui mérite à tous égards d’être tenté et encouragé. Elle y perdrait, dans son isolement, l’influence considérable qu’elle s’est acquise en Égypte, et le prestige qu’il lui importe de conserver dans les contrées de l’Orient. Elle doit au contraire aider de tout son pouvoir au succès de cette réforme, qui est une œuvre de progrès.
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C. Lavollée La Réforme judiciaire en Égypte et les capitulations

Aujourd’hui que l’Égypte est pour ainsi dire mise en train et que la colonie européenne suffirait, à défaut des indigènes, pour entretenir le mouvement général du travail et des transactions, ce rôle de factotum n’a plus de raison d’être, il est sans dignité pour le souverain, sans utilité pour le pays, il est devenu contraire à toutes les règles d’un bon gouvernement. Si la réforme judiciaire amène la réforme économique, ce ne sera pas le moindre des services qu’elle aura rendus à l’Égypte, à la colonie étrangère et au khédive.
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C. Lavollée La Réforme judiciaire en Égypte et les capitulations

Pourquoi n’en serait-il pas ainsi en Égypte, au milieu d’une population très mêlée, que la diversité des religions rend généralement tolérante, et sous un gouvernement qui accueille volontiers les idées européennes ? La réforme judiciaire ne détachera point les Turcs du respect qu’ils portent au Coran, les Turcs resteront toujours Turcs ; mais on ne saurait absolument repousser l’espoir, si faible qu’il soit, d’une sorte de transaction qui rendra plus facile le contact des deux races, et favorisera davantage l’établissement des Européens dans les pays orientaux.
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