Résumé

L. de Maillard de Marafy De l'Intérêt français dans la question de la réforme judiciaire en Égypte (1873)

Au cas où les grandes puissances, la France exceptée, consentiraient définitivement à laisser faire une expérience de sept ans aux risques et périls de leurs nationaux, les Français, dans toutes les causes où ils seraient défendeurs, conserveraient — point capital— le bénéfice de leur juridiction actuelle. Dans les litiges où ils auraient à être demandeurs, il y a lieu de distinguer ceux qui seraient relatifs à un étranger d'autre nationalité et ceux qui concerneraient un indigène ou une autorité locale.
Source : Gallica

L. de Maillard de Marafy De l'Intérêt français dans la question de la réforme judiciaire en Égypte (1873)

Il est vraisemblable que l'abstention de la France empêcherait toute modification au statu quo. La raison en est que la prétendue réforme, impliquant l'abandon des garanties essentielles inscrites dans les Capitulations et les derniers traités, au profit des Européens, aucune nation ne voudrait se placer volontairement dans une situation moins favorisée que celle de la France, assurée de ces mêmes garanties pour seize ans encore, aux termes de l'art, XXVII du traité de 1861 entre le gouvernement français et la Porte ottomane.
Source : Gallica

L. de Maillard de Marafy De l'Intérêt français dans la question de la réforme judiciaire en Égypte (1873)

Cette éventualité offrirait en outre à la France une occasion inespérée de ressaisir en Orient l'influence directrice que lui ont value pendant tant de siècles les services rendus par elle à la cause de la civilisation. Les populations franques, à quelque nationalité qu'elles apartiennent, apprendraient ainsi qu'aujourd'hui comme par le passé, le peuple français est le seul qui sache et veuille les protéger.
Source : Gallica

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