Henri Bonnin Mozerol

Résumé

Henri Bonnin Mozerol Aux Algériens, par Henri Bonnin Mozerol (1870)

En effet, quel avantage ne serait-ce pas pour la France d'avoir en face d'elle,, à trente-six heures de Marseille, une colonie riche, prospère, au lieu d'un boulet qu'elle traîne à sa suite, d'un appendice gênant qu'elle ballotte depuis trente ans de constitutions en décrets et de régime civil en régime militaire ! Elle erre sans cesse parce qu'elle ne connaît rien de l'Algérie, ni ses populations, ni ses désirs, ni ses richesses, ni ses misères; tandis qu'une assemblée algérienne, libre de discuter et d'édifier, saurait trouver les lois qui lui conviennent.
Source : Gallica

Henri Bonnin Mozerol Aux Algériens, par Henri Bonnin Mozerol (1870)

Ces peuples ne demandent qu'à se jeter en Algérie, mais il faut leur offrir des garanties, et la première de toutes c'est la liberté de se gouverner soi-même. Ils seront Algériens tant que vous voudrez, mais ils ne voudront pas devenir Français, parce qu'il répugne à des hommes libres d'abjurer leur nationalité, et parce qu'étant Français ils auraient à craindre les changements de gouvernement, les changements de politique, qui pourraient à un jour donné les prendre au milieu des campagnes algériennes et les envoyer combattre aux frontières françaises, peut-être contre leurs frères.
Source : Gallica

Henri Bonnin Mozerol Aux Algériens, par Henri Bonnin Mozerol (1870)

Colons algériens, vous avez, paraît-il, demandé l'assimilation à la France ! Avez-vous donc oublié ce qu'est la France, ou ne savez-vous pas encore ce qu'est l'Algérie! Comment, si vous le savez, avez-vous pu demander que des institutions similaires fussent appliquées à deux pays essentiellement différents ?
En France, tout est fait, tout est réglé depuis longtemps. Le sol est habitué à produire, il est largement arrosé, les populations sont homogènes, réunies par un puissant sentiment de nationalité. La richesse publique est constituée.
Source : Gallica

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