Résumé

Ferdinand Goldschmidt Revue littéraire - 15 décembre 1856

Il représentait admirablement bien toutes les extravagances du vieux parti anti-français, sa petitesse d’esprit, son orgueil tranchant, son patriotisme sec, inintelligent et égoïste. Le patriotisme de ce parti était un composé d’ignorance et d’orgueil, d’envie et d’impuissance. Une haine aveugle et violente pour la France était le fond de ce sentiment soi-disant patriotique. Rempli de souvenirs confus de la domination de Napoléon et des guerres de délivrance, il tentait de lutter contre la nature des choses, contre le génie de la civilisation.
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Ferdinand Goldschmidt Revue littéraire - 15 décembre 1856

Ennemis du progrès social des peuples, rêvant le rétablissement des institutions féodales, ils abhorraient la France comme le foyer des lumières et des révolutions politiques et sociales. Rien n’était plus logique ; mais, chose étrange, le chef du parti gallophobe, l’illustre Frédéric-Ludwig Jahn, était imbu lui-même des opinions libérales de la révolution, et pourtant sa haine contre la France était la religion de sa vie, son cheval de parade, son moyen de parvenir à la popularité.
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Ferdinand Goldschmidt Revue littéraire - 15 décembre 1856

Ce qui nous frappe d’abord, c’est que le grand levier que des princes ambitieux et avides savaient faire si bien jouer autrefois, la nationalité, avec ses vanités et ses haines, est émoussé et usé ; chaque jour s’éteint un de ces sots préjugés nationaux, toutes les âpres singularités des peuples sont écrasées sous l’action de la civilisation générale européenne.
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