Vandelet-Paternotte

Résumé

Vandelet-Paternotte À Dieu... À Gambetta, à Jules Favre… (1870)

Vous, jeunes gens et enfants qui m'écoutez, quelques-uns sans me comprendre, une sainte tâche vous est réservée, plus tard, celle de faire respecter la France, comme elle le fut jadis: préparez-vous-y, enivrez-vous de patriotisme ; sur la tombe de vos parents et de leurs amis, soyez à vingt ans ce qu'étaient nos pères, les premiers soldats du monde.
Source : Gallica

Vandelet-Paternotte À Dieu... À Gambetta, à Jules Favre… (1870)

Tu ne verras plus du moins cette soldatesque effrénée et sans merci insulter ou brûler les femmes et les enfants, incendier tout sur leur passage, fusiller les habitants inoffensifs, contre tout droit des gens, ruiner les familles par leurs réquisitions sans fin, forcer les père et mère, sous peine de mort, à livrer leurs enfants pour servir, contre leurs frères, sous les drapeaux prussiens.
Et nous, encore debout, nous demeurons attérés devant ce lugubre tableau, unique dans l'histoire ; notre sang reflue au coeur et au cerveau.
Source : Gallica

Vandelet-Paternotte À Dieu... À Gambetta, à Jules Favre… (1870)

Vos enfants vous montrer tristement en disant :
C'était nos pères, nous les aimions, ils nous aimaient ; nous étions nés Français, ils nous ont eux-mêmes, et de leur libre arbitre, baptisés Prussiens ; nos aïeux étaient pleins de courage; nos pères avaient dégénéré.
Nos aïeux, grand Dieu ! ramenez-nous-les ! ils nous franchiront la porte et les fenêtres de cette enceinte et courront au armes.
L'homme deviendra tigre.
Toute arme leur sera bonne, depuis les trop terribles engins modernes jusqu'aux engins les plus simples qu'ils ont mieux connus.
Source : Gallica

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