Résumé

Auguste Boucher France. Vers lus au banquet de la Saint-Charlemagne… (1861)

Demain, nous entrerons au fort de ces combats Où Dieu sait engager des âmes immortelles; Demain nous heurterons, dès notre premier pas, Nos coeurs et nos vingt ans aux périls de la terre; Demain donc, dispersés au gré de l'avenir, Ainsi que des soldats emportent leur bannière Pour lutter à son ombre, ou savoir mieux mourir, Emportons dans nos coeurs le nom de notre France. Nous aurons ici-bas des destins différents, Mais Dieu nous laisse, amis, une égale espérance, C'est qu'étant tous Français, riches, petits ou grands, Nous pourrons tous du moins servir notre patrie.
Source : Gallica

Auguste Boucher France. Vers lus au banquet de la Saint-Charlemagne… (1861)

Que la France en nos coeurs porte le nom de mère, Ce n'est point que la couche où nous avons dormi, L'âtre où nous regardions les flammes en silence, La table où nous prenions le pain de chaque jour, Se trouvant par hasard sous le ciel de la France, Aient seuls gagné notre âme à ce devoir d'amour : Faibles seraient nos coeurs, s'ils n'aimaient que l'espace Où Dieu nous a fait naître ou borne nos labeurs, Et tristes nos foyers, s'ils n'étaient que la place Où, couvrant de secret sa joie ou ses douleurs, On cherche au soir des ans à recueillir sa vie !
Source : Gallica

Auguste Boucher France. Vers lus au banquet de la Saint-Charlemagne… (1861)

Enfin ces monuments dont tout un peuple est fier, Ces palais d'où nos rois ont fait trembler un monde, Ces lieux où tout succombe et renaît tour à tour, Ces murs vieux de mille ans et que la foule inonde, Cette enceinte où la France assemble avec amour Et sa grandeur présente et sa grandeur passée, C'est notre vieux Paris, c'est la noble cité Qui porte au front des fleurs comme une fiancée, Pour nous cacher son âge ou parer sa beauté...
Source : Gallica

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