Résumé

Auguste Prost Mémoire adressé à l'Assemblée nationale à Bordeaux par les membres du Conseil municipal de la ville de Metz… (1871)

Comment, pour ne s'occuper que du côté positif et pratique, implanter une administration étrangère au sein d'une population qui n'en comprend pas l'idiome? Or, jamais la langue allemande n'a été parlée à Metz. A remonter aux origines, et même en se plaçant à cette époque du moyen âge où Metz, ville libre, était, par un lien fragile, rattachée à l'empire germanique, sa langue, sa littérature, ses chroniques, ses actes publics ou privés, le nom de ses écrivains et de ses habitants, tout était exclusivement français.
Source : Gallica

Auguste Prost Mémoire adressé à l'Assemblée nationale à Bordeaux par les membres du Conseil municipal de la ville de Metz… (1871)

La justice ne permet pas de disposer d'un peuple et de porter la main sur sa nationalité non seulement sans son assentiment, mais contre sa volonté formelle et sa protestation énergique. La politique, qui ne doit pas être séparée de la justice, ne conseille pas davantage ces violences contre lesquelles la répulsion des populations crée, à travers les générations, un obstacle insurmontable.
Source : Gallica

Auguste Prost Mémoire adressé à l'Assemblée nationale à Bordeaux par les membres du Conseil municipal de la ville de Metz… (1871)

Si, comme il est juste de le faire, on tient compte de ces grands intérêts qui constituent la vie morale et matérielle d'un peuple, il est impossible d'approuver et même de comprendre la violente annexion d'une ville que la langue, les origines, le commerce, les sentiments intimes, tout, en un mot, attache à la France, comme tout la sépare invinciblement de l'Allemagne.
Source : Gallica

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