Résumé

Récit d'une excursion en Orient… (1876)

J'ai joui ensuite d'un des plus beaux spectacles de la mer. Vers sept heures un quart, le soleil s'est couché, ou plutôt, éteint dans les flots, comme un disque de fer rougi qu'on plongerait dans l'eau, et une heure et demie après, à l'Orient, la lune en son plein, sortait des vagues et montait à l'horizon comme un ballon d'argent.
Entre ces deux moments, chose remarquable et spéciale, je crois, à l'Orient, les côtes conservent une teinte transparente et chaude comme une gaze dorée, qui fait l'effet le plus enchanteur.
Source : Gallica

Récit d'une excursion en Orient… (1876)

Au nombre des voyageurs, se trouvait un employé du chemin de fer qui, en wagon, m'avait paru assez déluré et peu prévenant pour moi, vilain giaour d'infidèle que j'étais. Sur le Nil, un vent charmant enflait notre voile, accélérait notre marche, et faisait pencher le bateau : pauvre mère, si tu avais vu mon dégourdi de tout à l'heure, tremblant et cramponné des deux mains à son banc, marmottant des prières à Allah sur un ton qui grossissait ou diminuait avec le vent, tu te fusses comme moi pincé les lèvres pour ne pas rire aux éclats.
Source : Gallica

Récit d'une excursion en Orient… (1876)

Le Bahr Youssef, grand canal dont on attribue la création au patriarche Joseph, amène l'eau du Nil en énorme quantité à Médinet ; après avoir traversé la ville, il s'épanouit comme une pomme d'arrosoir en une cinquantaine au moins de petits canaux qui vont arroser chacun des campagnes déterminées. C'est un coup d'ceil charmant.
Le curage des canaux élève le long de leur cours des berges qui s'accroissent chaque année, et dont la terre, au bout de quelque temps, est jetée sur les champs comme un engrais.
Source : Gallica

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