Résumé

Paul Jousset Un tour de Méditerranée, de Venise à Tunis… (1893)

Le Bosphore est la gloire de Constantinople. Il distingue et réunit trois villes qui ne forment qu'une seule cité : Stamboul, la ville turque, Péra, la ville européenne, et Scutari, la ville asiatique. Comme un grand fleuve aux bords fleuris, le Bosphore descend de la mer Noire et s'épanouit à la pointe du Séraï en une vaste nappe d'eau dont une partie reflue dans la Corne d'Or, tandis que l'autre s'écoule vers la mer de Marmara. Le Bosphore est sillonné de bateaux à vapeur qui partent à chaque instant du pont de Galata et desservent alternativement la côte d'Europe et celle d'Asie.
Source : Gallica

Paul Jousset Un tour de Méditerranée, de Venise à Tunis… (1893)

Quand souffle ce vent terrible, il déracine les maisons comme les arbres. La rafale, en ces dernières années, souleva même un train et le précipita en tourbillonnant dans le vide, comme un simple fétu.
Aussi l'aspect des montagnes qui environnent Trieste est-il des plus tristes : le soleil, renvoyé par les rochers mis à nu, échauffe l'eau du golfe
comme dans une immense chaudière; l'air est brûlant; les pavés des jetées rayonnent comme les briques d'un four.
Trieste a détrôné Venise et attiré tout le commerce de l'Adriatique, de l'Albanie et de la Grèce.
Source : Gallica

Paul Jousset Un tour de Méditerranée, de Venise à Tunis… (1893)

Mais, quoi qu'il arrive, il est une richesse qu'elle gardera toujours, c'est, avec le charme des souvenirs, l'imprévu et la grâce de ses mille détours semés comme de fantaisistes arabesques sur le manteau bleu de l'Adriatique.
Dans aucune ville on ne rencontre tant de surprises. Excepté sur les quais du large ou du grand canal, il n'y a pas d'horizon.
Les rues vont, viennent, tournent, reviennent sur leurs pas pour éviter une maison, longer une église, gagner un petit quai, passer un pont; tout cela d'un air si bon enfant qu'on ne peut s'empêcher de sourire.
Source : Gallica

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