Vte de Savigny de Moncorps

Résumé

Vte de Savigny de Moncorps Journal d'un voyage en Orient 1869-1870… (1873)

Nos journées se passent agréablement : le matin, la douce flânerie sur le pont; à onze heures, le déjeuner, puis le cigare et la causerie. C'est alors que le regard rêveur trouve toujours quelque objet qui l'arrête : c'est une file de chameaux qui se dessinent sur l'horizon, c'est un couvent copte dans la solitude, ce sont quelques barques qui descendent ou traversent le Nil, c'est un village marqué par un bouquet de palmiers, ce sont des milliers de pigeons, de pélicans et d'oiseaux de toutes espèces que nous saluons au passage par des coups de fusil, tirés hors de portée.
Source : Gallica

Vte de Savigny de Moncorps Journal d'un voyage en Orient 1869-1870… (1873)

Départ de Constantinople sur L'Urano, une vieille connaissance; sortie du port par un temps splendide qui permet d'admirer une dernière fois un paysage magique : à gauche Scutari, à droite Stamboul, Sainte-Sophie, la mosquée d'Achmet, celle de Soliman le Magnifique, plus loin, le château des Sept Tours. La mer est tranquille comme un lac et sur les flots d'azur le bateau trace un sillage d'argent dans lequel se jouent des centaines de marsouins.
Source : Gallica

Vte de Savigny de Moncorps Journal d'un voyage en Orient 1869-1870… (1873)

Nous passons par les bazars, qui sont tout simplement de larges rues couvertes et bordées de boutiques dans lesquelles le marchand est assis sur ses talons, la pipe à la bouche, le narghilé à ses côtés. Comme au Caire, les bazars sont divisés par quartiers : celui des armes, où l'on ne trouve plus les fameuses lames de Damas, celui des étoffes de soie de Brousse, celui des bijoutiers, ceux-ci sans aucun goût dans l'art de monter leurs perles et leurs pierres précieuses. L'art si élégant et si pur des Arabes ne semble avoir laissé que fort peu de traces.
Source : Gallica

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