Théodore Georgevich, Les noces crétoises : épisode de la domination vénitienne en Crète (1880)
“ Qui l'aurait cru? répondit enfin Sophia, forçant sa voix défaillante et arrosant de larmes de bonheur la soyeuse chevelure de son bienaimé, qui aurait cru jamais que l'étincelle qui alluma un tel feu dans notre âme était descendue du ciel ; qu'à nos serments sans espoir viendraient un jour se mêler ceux de nos pères ennemis ; que les derniers rejetons des Da Molin, mon père et moi ta fidèle, accourant dans tes bras, nous aurions à l'envi proclamé pour notre mère la glorieuse Grèce et embrassé la foi orthodoxe ? ”
