Théodore Georgevich, Les noces crétoises : épisode de la domination vénitienne en Crète (1880)
“ Un long ruisseau de sang séparait sa chevelure et teignait de taches sombres son costume crétois. La croix d'or de l'Athos et la rose bénite ornaient encore son sein. Etrange et lugubre hasard, à côté d'elle gisait le cierge nuptial brisé! Le triste présage n'avait pas voulu la quitter dans les ombres de la mort. Sophia, la fille de la Crète, rêve d'azur d'un beau matin, entr'ouvre ses paupières pour les refermer aussitôt; elle prononce tendrement le nom de son bien-aimé, puis, croisant les bras, s'envole vers l'éternité vérifiant une fois de plus le soupir du poëte ”
