Friedrich de La Motte-Fouqué

Élements biographiques

Friedrich de La Motte-Fouqué Ondine

Le soleil est de mes amis ; il joue volontiers parmi les reflets chatoyants de ma robe d’argent.
— Vous êtes un homme tout à fait étrange, répondit le moine.
— Mais vous-même, qui êtes-vous donc ? demanda l’étranger.
— Je suis le Père Heilmann, dit le prêtre, et je viens du couvent de la Salutation, qui est situé de l’autre côté du grand lac.
— Moi, répondit l’homme à la robe flottante, je m’appelle Kühleborn, le sire de Kühleborn, voire même le baron de Kühleborn, car si le mot baron signifie homme libre, il est vraiment fait pour moi, nul n’étant plus libre que moi sur cette terre...
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Friedrich de La Motte-Fouqué Ondine

Tiens ! le voilà ton baiser ! s’écria le sire de Ringstetten en reprenant son sang-froid. Il tira son épée et en porta un coup terrible sur la forme blanche qui disparut en une masse d’eau écumante dont le chevalier se trouva tout inondé.
— Ah ! il veut m’empêcher de rejoindre Bertalda, murmura-t-il, certain maintenant de l’identité de son adversaire. Il s’imagine que la peur me fera reculer en abandonnant cette malheureuse enfant à sa vengeance ! Mais je le vaincrai, cet esprit maudit, il ne sait pas de quoi est capable un homme qui veut une chose de toutes les forces de son cœur !
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Friedrich de La Motte-Fouqué Ondine

Huldbrand, renonce à cette jeune fille ! Bertalda, renonce au chevalier ! cet homme appartient à une autre femme. Vois, sur son visage, ces plis douloureux : ils te prouvent que son ancien amour n’est pas mort ! Si tu ne renonces pas à lui, sois assurée que jamais il ne te donnera le bonheur.
Tous trois tressaillirent à ces mots, sentant bien que le Père avait raison, mais ils ne voulurent point en convenir. Le vieux pêcheur lui-même s’était si bien fait à l’idée de ce mariage qu’il refusa d’admettre les objections du moine.
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