Renée Gouraud d’Ablancourt,
Le Prince Fédor
“ Isolé sur la mer mouvante et morne, le marin souffre de la détresse antinaturelle d’être perdu loin du doux et délicieux contact que voulut pour l’homme le Créateur... Un jour, pendant cette courte traversée si tragiquement close, il avait eu une angoisse très douce, dont tout son cœur avait vibré. Sur le pont du navire, secoué d’un léger tangage, Hanna avait soudain perdu l’équilibre et était venue glisser aux pieds du marin, solide comme un mât. Vivement, il lui avait tendu une main secourable et dégagé son pied d’un rouleau de cordages où il s’était embarrassé. ”

