Léon Homo

Élements biographiques

Léon Homo Revue des Deux Mondes

Avant que l’armée eût eu le temps de se former ou de rassembler ses bagages, avant qu’elle eût pu recevoir aucun signal, aucun commandement, les cavaliers Maures et Gétules fondent sur les nôtres, non en ordre de bataille, ni suivant aucune règle de tactique, mais par pelotons formés au hasard. Déconcertés par cette attaque inopinée, les Romains n’oublient pas leur ancienne valeur ; les uns prennent les armes, les autres font un rempart à ceux qui sont encore à s’armer, d’autres montent à cheval et courent à l’ennemi. C’est une attaque de brigands plutôt qu’un véritable combat.
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Léon Homo Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque

La liberté du commerce des caravanes était pour elles une question de vie et de mort. Les Romains furent donc obligés de faire, d’une manière constante, la police de l’intérieur et d’occuper, sur les routes du Sud, les points de passage et les gites d’étapes les plus importans.
Trois grandes routes de caravanes convergeaient vers Leptis, qui jouait dans l’ancienne Tripolitaine le rôle de la moderne Tripoli. La route de l’Ouest passait à l’oasis de Cidamus (Ghadamès) ; celle du centre, à l’oasis de Gharia el Gharbia ; celle de l’Est, à l’oasis de Bon Djem.
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Léon Homo Revue des Deux Mondes

En Afrique même, la résistance nationale ne revêt pas encore la forme d’une lutte religieuse. Les Romains n’ont pas trouvé devant eux le fanatisme musulman ; ils n’ont pas connu la guerre sainte, les héroïsmes qu’elle suscite, les rancunes implacables qu’elle laisse derrière elle. Le paganisme, qu’il fût berbère ou romain, n’était en rien exclusif. Rome a fait place dans son panthéon aux divinités africaines, les a assimilées aux siennes, confisquant ainsi au profit de sa domination le culte traditionnel et les croyances les plus intimes de ses sujets africains.
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