Léon Homo, Revue des Deux Mondes
“ En Afrique même, la résistance nationale ne revêt pas encore la forme d’une lutte religieuse. Les Romains n’ont pas trouvé devant eux le fanatisme musulman ; ils n’ont pas connu la guerre sainte, les héroïsmes qu’elle suscite, les rancunes implacables qu’elle laisse derrière elle. Le paganisme, qu’il fût berbère ou romain, n’était en rien exclusif. Rome a fait place dans son panthéon aux divinités africaines, les a assimilées aux siennes, confisquant ainsi au profit de sa domination le culte traditionnel et les croyances les plus intimes de ses sujets africains. ”
