Résumé

Léon Homo Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque

La liberté du commerce des caravanes était pour elles une question de vie et de mort. Les Romains furent donc obligés de faire, d’une manière constante, la police de l’intérieur et d’occuper, sur les routes du Sud, les points de passage et les gites d’étapes les plus importans.
Trois grandes routes de caravanes convergeaient vers Leptis, qui jouait dans l’ancienne Tripolitaine le rôle de la moderne Tripoli. La route de l’Ouest passait à l’oasis de Cidamus (Ghadamès) ; celle du centre, à l’oasis de Gharia el Gharbia ; celle de l’Est, à l’oasis de Bon Djem.
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Léon Homo Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque

La langue courante de la Tripolitaine, depuis plus de cinq siècles, était le phénicien de Carthage, le punique. Dès la conquête romaine, le latin devient la langue de l’administration ; on le parle à l’armée ; on l’enseigne dans les écoles ; les soldats du limes le répandent autour d’eux ; les marchands le propagent à travers les oasis et jusqu’aux confins du désert. Le punique, traité en idiome inférieur et systématiquement combattu, n’en oppose pas moins une résistance très vive.
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Léon Homo Les Romains en Tripolitaine et en Cyrénaïque

C’est le point où la Méditerranée pénètre le plus profondément au sein des terres, où le cœur du continent africain est le plus immédiatement accessible. Les villes de la côte, Leptis, Oea, Sabrata devinrent les débouchés naturels de l’intérieur, les ports d’embarquement désignés pour les produits de l’Afrique centrale, l’ivoire, les plumes d’autruche, la poudre d’or, et une marchandise particulièrement précieuse dans l’antiquité, les esclaves. Les oasis, gîtes d’étapes sur la route des caravanes, durent également aux progrès du commerce leur importance et leur prospérité.
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