Pierre Arminjon

Résumé

Pierre Arminjon Le Soudan égyptien

Les lourds sacrifices que l’occupation et la mise en valeur du Soudan imposent à l’Égypte ne se justifient que par la nécessité de défendre le bassin d’où la vallée intérieure du Nil tire sa fertilité. Faut-il donc sacrifier l’un à l’autre et interdire au gouvernement de Khartoum de tirer parti du fleuve et de ses affluens ? Nullement, semble-t-il. D’une part, des quantités énormes de liquide se perdent dans les marais des régions méridionales, de telle sorte que le Nil Blanc ne contribue pratiquement en rien à la crue, celle-ci dérivant entièrement du Nil Bleu et de l’Atbara.
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Pierre Arminjon Le Soudan égyptien

L’exemple des Européens, Grecs et Syriens venus au Soudan dans l’espoir, que l’événement a le plus souvent déçu, de s’enrichir dans les affaires, agirait efficacement en vue de donner aux indigènes de nouveaux besoins et de nouvelles idées. Actifs, entreprenans, expérimentés, munis parfois d’un capital liquide, pourvus en tout cas des connaissances et des dispositions qui manquent aux indigènes, ces hommes, avec leurs qualités et leurs défauts, agissent comme un levain dans les pays que la civilisation moderne n’a pas encore pénétrés.
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Pierre Arminjon Le Soudan égyptien

Elever dans le Soudan le niveau du fleuve par des barrages, emmagasiner ses eaux dans des réservoirs, dégager son courant en le draguant, en l’endiguant et en le canalisant, serait permettre à l’Égypte d’en tirer abondamment parti toute l’année et plus particulièrement à l’époque de la crue. D’autre part, la crue annuelle et, par conséquent, les travaux agricoles qui la suivent, se manifestent, au Soudan, puis en Égypte, à quelques mois d’intervalle, de telle sorte que l’eau cesse d’être utile au premier de ces pays un peu avant la date où le second commence à en avoir besoin.
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