Pierre Arminjon, Le Soudan égyptien
“ Les lourds sacrifices que l’occupation et la mise en valeur du Soudan imposent à l’Égypte ne se justifient que par la nécessité de défendre le bassin d’où la vallée intérieure du Nil tire sa fertilité. Faut-il donc sacrifier l’un à l’autre et interdire au gouvernement de Khartoum de tirer parti du fleuve et de ses affluens ? Nullement, semble-t-il. D’une part, des quantités énormes de liquide se perdent dans les marais des régions méridionales, de telle sorte que le Nil Blanc ne contribue pratiquement en rien à la crue, celle-ci dérivant entièrement du Nil Bleu et de l’Atbara. ”
