Résumé

R. Cagnat,  Revue des Deux Mondes

“ Mais César n’entendait abandonner la partie ni aux hommes ni aux dieux : il voulait pousser à bout sa victoire. Son ennemi venait de s’engager lui-même dans une impasse ; il fallait à tout prix l’empêcher d’en sortir. L’armée romaine, la pelle et la pioche en mains, se mit à l’œuvre pour établir autour de la place assiégée un cercle immense de camps, de redoutes et de travaux fortifiés, dirigés à la fois contre les Gaulois de Vercingétorix et contre ceux qui, appelés à son secours, pourraient essayer de percer par derrière les lignes des assiégeants. ”
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R. Cagnat,  Revue des Deux Mondes

“ Les Romains qui entouraient César eurent un moment de stupeur et presque de crainte quand ils virent chevaucher vers eux l’homme qui les avait si souvent forcés à trembler pour leur vie. L’air farouche, la stature superbe, le corps étincelant d’or, d’argent et d’émail, il dut paraître plus grand qu’un être humain, auguste comme un héros : tel se montra Decius lorsque, se dévouant aux dieux pour sauver ses légions, il s’était précipité à cheval au travers des rangs ennemis. ”
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R. Cagnat,  Revue des Deux Mondes

“ Rien d’étonnant à ce que, pour une femme de condition modeste, même pourvue d’une petite dot, ce fût un beau mariage que d’épouser un soldat ; tant qu’il servait, elle profitait d’une partie de sa solde, des libéralités impériales, de ses économies ; elle jouissait, par contre-coup, de la considération attachée au métier des armes ; après sa mise à la retraite, elle avait la fierté de devenir femme légitime et mère de citoyens romains. ”
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