Résumé

Stéphane Gsell Gouvernement général de l'Algérie… (1903)

Destruction du paganisme. — Le paganisme ne succomba pas non plus sans résistance.
Il fut défendu par une partie de l'aristocratie, fidèle à des traditions de famille, par les municipalités, qui voyaient dans les évoques des rivaux, par les lettrés, qui voulaient maintenir la culture classique. En 360, l'empereur Julien rétablit officiellement les vieilles religions ; une inscription, trouvée en Numidie, glorifie en lui « le restaurateur de la liberté et des cultes romains ».
Source : Gallica

Stéphane Gsell Gouvernement général de l'Algérie… (1903)

Mais ce fut tout, ou à peu près tout, pour le nord de l'Algérie. Sauf Oppidum Novum, « la ville neuve », ces colonies portaient des noms phéniciens ou berbères, et nous savons d'une manière certaine, pour plusieurs d'entre elles, que ce ne furent pas des villes nouvelles : on se contenta d'envoyer des citoyens romains dans des centres puniques et indigènes. L'État ne créa pas de véritables villages de colonisation : d'ailleurs, au point de vue politique, les villages n'existaient pas pour Rome ; elle ne connaissait officiellement que des cités, avec un territoire et un chef-lieu.
Source : Gallica

Stéphane Gsell Gouvernement général de l'Algérie… (1903)

Parentés et rapports des indigènes primitifs de l'Algérie avec d'autres peuples. — Cette vieille civilisation ne s'est pas développée spontanément dans une contrée isolée du reste du monde.
L'Afrique du Nord est une véritable île, — l'île de l'Occident, disent les Arabes, — bordée par les flots de l'Atlantique et de la Méditerranée et par un désert qu'on a appelé la mer de sable. Mais le Sahara, qui se dessèche lentement depuis des siècles, était jadis plus facile à traverser. Un isthme, dont la Sicile est un débris, reliait, à l'époque quaternaire, l'Italie à la Tunisie.
Source : Gallica

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