Résumé

Portrait de Guillaume Lejean Guillaume Lejean Le Sennaheit, souvenirs d’un voyage dans le désert nubien

Le sang d’un choumaglié est estimé cent trente-deux vaches, plus une mule et une natte ; celui d’un tigré, quatre-vingt-treize vaches, dont un tiers revient à son suzerain.
On remarque ici un sentiment que l’on chercherait en vain dans toutes les coutumes analogues de l’Afrique et de l’Orient, c’est le sentiment de l’honneur dans l’acception un peu conventionnelle que les sociétés européennes donnent à ce mot. Ainsi l’outrage à la vertu d’une femme, qu’elle soit complice ou non, est estimé à l’égal du meurtre d’un homme libre.
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Portrait de Guillaume Lejean Guillaume Lejean Le Sennaheit, souvenirs d’un voyage dans le désert nubien

Le lion nubien est l’égal, comme taille, comme vigueur et courage, du lion classique de l’Atlas : il est heureux pour les pasteurs qu’il n’ait pas le sentiment de sa force, car rien ne tiendrait devant lui. Il ne m’est jamais apparu que comme un maraudeur, et-les bestiaux mêmes n’en ont pas toujours peur. On voyait à Kassala, il y a six ou huit ans, un bon vieux bœuf qui avait décousu le plus beau lion de l’oasis en combat singulier.
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Sur notre route se trouvaient d’abord l’oasis de Desset et le territoire des Menza, puis venaient le pays des Halhal avec le vallon d’Ain, enfin Keren et le pays des Bogos. En réalité, la contrée que nous allions parcourir se distingue assez peu du désert. Pierreux et monotone, le terrain n’est coupé çà et là que par quelques bas-fonds où croit une herbe maigre et rare, que le bétail des nomades broute à grand’peine.
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