Droit de pâture

Définition et enjeux

Ernest de Chabrol-Chaméane,  Dictionnaire de législation usuelle… (1835)

“ Le droit de faire pacager des bestiaux après la levée des premières herbes doit être considéré, non comme un droit de pâture grasse, mais seulement comme un droit de vaine pâture. En conséquence, le propriétaire du pré sur lequel s'exerce le pacage peut, si le droit n'est pas fondé en titre, s'en affranchir par la clôture de son héritage. ”
Source : Gallica

Léonide Guiot,  Les forêts et les pâturages du comté de Nice (1875)

“ « Le droit de vaine consiste dans la faculté que les habitants d'une commune ont d'envoyer pêle-mêle en dépaissance leurs bestiaux sur les fonds les uns des autres, lorsque ces fonds sont en jachères ou après qu'ils ont été dépouillés de leurs fruits, comme encore lorsque ces fonds ne consistent qu'en friches, qui, par rapport à l'infertilité du sol, sont abandonnées sans culture de la part des propriétaires.» Dalloz en conclut que le droit de vaine pâture n'existe pas dans les bois et qu'il ne peut y être établi qu'un droit de vive pâture par titres. ”
Source : Gallica

Usages et règlements locaux servant de complément à la loi civile et topographie légale du département de l'Isère… (1855)

“ La vaine pâture est le droit qui appartient aux habitants d'une même commune de mener paître leurs bestiaux sur leurs propriétés respectives après l'enlèvement des récoltes. Le parcours est le même droit exercé par deux ou plusieurs communes sur leurs territoires respectifs. Cet usage s'explique aisément par le mode d'agriculture ancien, et qui consistait à laisser reposer chaque année la moitié des terres, mode encore en vigueur dans quelques localités, mais qui tend à disparaître complètement.
Les terres ainsi laissées en jachères ne peuvent être
utilisées que pour le pâturage
”
Source : Gallica

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