Résumé

Alexandre Beaume Traité de la vaine pâture et du parcours (1863)

Il faut bien distinguer encore la vaine pâture du pâturage que les habitants des campagnes exercent soit sur les communaux du lieu de leur résidence ou sur ceux des lieux voisins ; celui-ci se nomme vive pâture, et il absorbe tous les fruits de ces communaux. La vive pâture, dite aussi pâture grasse, consiste donc dans le droit de faire absorber tous les fruits d'un fonds et d'en tirer toute l'utilité qu'il peut produire. Au contraire, la vaine pâture est une sorte de servitude imposée à tous les fonds d'une commune.
Source : Gallica

Alexandre Beaume Traité de la vaine pâture et du parcours (1863)

Il est à remarquer que le décret n'applique la qualification de servitude qu'au droit de parcours ; la vaine pâture n'est qualifiée par lui que de droit de vaine pâture ; nous serions porté à croire, quant à nous, que ni le droit de parcours, ni le droit de vaine pâture ne sont de pures servitudes. Il n'y a réèllement de servitude que là
où existe un héritage dominant et un héritage servant : or, dans le droit de vaine pâture, aucun héritage n'est chargé plus que l'autre.
Source : Gallica

Alexandre Beaume Traité de la vaine pâture et du parcours (1863)

Le droit au pâturage est fondé sur la règle équitable de la réciprocité, en sorte qu'il est exact de dire que la fixation dont il s'agit doit, en réalité, avoir pour base, non pas l'importance de l'exploitation, mais bien l'étendue des terrains que chacun apporte à la communauté. D'où la conséquence que, pour établir la répartition dont ils sont chargés, les Conseils municipaux ne doivent avoir égard qu'aux héritages sur lesquels le parcours ou la vaine pâture peuvent être exercés.
Source : Gallica

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