Résumé

Paul Gauwain Législation rurale, par P. Gauwain… (1890)

Nous avons déjà dit que, pour qu'un contrat quelconque puisse se former, il ne suffit pas du consentement des parties, et qu'il faut que ce contrat ait un objet et une cause. Le contrat d'assurance n'échappe pas à l'application de cette règle générale. L'objet de l'obligation de l'assureur, c'est la garantie d'un risque; l'objet de l'obligation de l'assuré, c'est le paiement de la prime.
Source : Gallica

Paul Gauwain Législation rurale, par P. Gauwain… (1890)

La vaine pâture au contraire ne peut être exercée que sur le terrain d'autrui.
Il ne faut pas non plus confondre la vaine pâture avec la servitude de pâturage. La vaine pâture est une association tacite, de laquelle il est assez facile de se retirer. Nous verrons au contraire que tout autre est la servitude de pâturage : celle-ci consiste dans le droit, pour le propriétaire d'un fonds, d'envoyer ses bestiaux paître sur une ou plusieurs propriétés voisines : elle constitue, non pas un droit de communauté réciproque, mais un droit réel duquel résulte l'assujettissement d'un fonds à un autre.
Source : Gallica

Paul Gauwain Législation rurale, par P. Gauwain… (1890)

Lorsqu'une contestation s'élève relativement à la propriété ou à la jouissance d'un fonds, celui qui le possède se trouve, par le fait seul de cette possession, dans une situation infiniment préférable à la situation de celui qui élève le litige. Il a tous les avantages de la défensive; ce n'est pas à lui, mais au demandeur qu'incombe le fardeau de la preuve, et si ce dernier n'établit pas qu'il a plus de droits que le possesseur, celui-ci sera préféré. C'est là un avantage fort important, et qui résulte de la nature même des choses : le législateur n'a pu que le consacrer.
Source : Gallica

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