Fruits (droit)

Définition et enjeux

Joseph Caillot,  Faculté de droit de Paris. De l'Acquisition des fruits par le possesseur… (1887)

“ Nous avons repoussé toute distinction entre les fruits naturels et industriels; ne devons-nous pas en admettre une autre fondée, non plus sur le caractère des produits, mais sur les qualités de la chose elle-même? Une chose volée ou occupée par violence ne peut pas être usucapée, le possesseur de bonne foi peut-il en acquérir les fruits? ”
Source : Gallica

Charles Picot,  Nouveau manuel pratique du Code Napoléon expliqué… (1858)

“ L'usufruitier a droit à tous les fruits de la chose. On en distingue de trois espèces : les fruits naturels, qui sont le produit spontané de la terre et le produit des animaux, comme les bois, les foins, les petits des animaux ; les fruits industriels, qui sont à la fois le produit de la terre et de la culture, comme les moissons et les raisins; et les fruits civils, qui résultent de la loi ou de la convention, comme les intérêts des sommes, les arrérages des rentes, les loyers des maisons et le prix des baux à ferme. ”
Source : Gallica

Henri-Emmanuel-Didier Pailhé,  Cours élémentaire de droit romain… (1881)

“ Du reste, le possesseur de bonne foi n'a droit qu'aux fruits. Or les produits d'une chose se divisent en deux catégories : 1° les fruits; c'est ce que la chose donne périodiquement d'après sa destination normale ; on appelle fruits naturels ceux qui sortent de sa substance, comme les récoltes de la terre, le lait, la laine, le croît des animaux, et fruits civils ceux qu'on perçoit à l'occasion d'un objet stérile en lui-même, comme les loyers d'une maison, les intérêts de l'argent ”
Source : Gallica

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