Bon Alv. de Maisières

Bon Alv. de Maisières Dix têtes du peuple pour une tête de noble ou de prêtre (1848)

De cette situation contre nature doit naître, on le comprend, un duel à mort, un massacre, un égorgement !
La partie du peuple qu'on croit être la plus nombreuse, qu'on croit être la plus forte, qu'on croit être la plus énergique, qu'on croit être sanguinaire , féroce enfin et implacable , devra se ruer sur l'autre pour la piller, la voler, la maîtriser, l'écraser, l'anéantir.
Telle une panthère cruelle et insatiable, tel un immense boa enveloppant, étreignant et étouffant dans ses mille anneaux des milliers de victimes.
La moitié du peuple devra tuer l'autre.
Source : Gallica

Bon Alv. de Maisières De la Véritable égalité, par M. de Maisières… (1848)

En était-ce là de l'égalité! vous en étiez rassasié de ce mets si doux à la vanité, si suave au coeur de ces hommesmêmes qui se respectent assez peu pour rougir de la condition où il a plu à la Providence de les placer : comme si un homme de petite taille devait rougir à l'aspect d'un homme élevé en stature, comme si un aveugle devait avoir honte de la cécité , comme si l'homme atteint d'une infirmité quelconque devait se cacher à la vue de celui qui, plus heureux, jouit de toutes les perfections corporelles ! Ah, si tel devait être l'homme, que serait-il, où irait-il, que deviendrait-il ?
Source : Gallica

Bon Alv. de Maisières La France, les élections, l'Assemblée nationale… (1848)

Quoi, frères, ce serait là le bien-être nouveau, la paix, l'égalité, l'union, la fraternité, la liberté que vous nous, ayez tant promises! Ce seraient là les trésors qu'aurait enfantés la reine des peuples régénérés.... Mais s'il en était ainsi, tout au plus seriez-vous dignes d'être attelés au char du plus insolent dictateur.
Républicains , songez-y ; l'univers vous regarde, et rappelez-vous cette parole du maître : Tout peuple divisé en lui-même périra !
Source : Gallica

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