Bon Alv. de Maisières, Dix têtes du peuple pour une tête de noble ou de prêtre (1848)
“ De cette situation contre nature doit naître, on le comprend, un duel à mort, un massacre, un égorgement ! La partie du peuple qu'on croit être la plus nombreuse, qu'on croit être la plus forte, qu'on croit être la plus énergique, qu'on croit être sanguinaire , féroce enfin et implacable , devra se ruer sur l'autre pour la piller, la voler, la maîtriser, l'écraser, l'anéantir. Telle une panthère cruelle et insatiable, tel un immense boa enveloppant, étreignant et étouffant dans ses mille anneaux des milliers de victimes. La moitié du peuple devra tuer l'autre. ”
