Saint-René Taillandier,
Le Roman et la Révolution
“ M. Victor Hugo, poète harmonieux et puissant, imagination lyrique d’une étonnante richesse, n’a jamais brillé par l’invention dans ses romans ou dans ses drames. Il lui manque le naturel, la souplesse, la vérité familière, ce qui donne la vie aux fictions de l’art. Ses personnages ne vivent pas d’une vie propre. A les voir, on a l’idée d’un maître hardi qui, le ciseau à la main, Fait au marbre étonné de superbes entailles; on ne voit que ce maître et pas autre chose. C’est toujours lui qui est à l’œuvre, toujours lui qui manie l’ébauchoir et le marteau. ”
