Résumé

François Bonnin Heures de vérité, satire politique… (1831)

De temps en temps des hommes armés de piques paraissaient dans l'assemblée : Le peuple est vainqueur, criaient-ils ; nous demandons la déchéance du tyran. Alors Danton s'élançant à la tribune : L'airain de la révolution bouillonne, dit-il, il faut en jeter la statue. Ces mots remuaient toutes les ames, et Vergniaud, craignant que les plus faibles de son parti ne passassent dans le parti des jacobins : Allons, Barnave, dit-il, recueillons ce qui reste d'ordre et de pouvoir, afin que Danton n'achève pas d'écraser la liberté sous ses pieds.
Source : Gallica

François Bonnin Heures de vérité, satire politique… (1831)

La liberté ne se fonde pas à coups de canon, et ceux qui se plaisent à renverser sans cesse les gouvernements établis ne veulent pas fonder la liberté. — Mais la liberté est fondée par le Directoire, dit Gohier. — Savez-vous ce que c'est que la liberté ? dit Cambacérès ; c'est une illusion ; c'est une idée mobile et multiforme que chacun place où il veut et voit comme il lui plaît. — La liberté, dit Gohier, consiste dans les principes appliqués par le gouvernement. — La liberté, dit Lanjuinais, n'est point quelque chose d'absolu ; elle est variée comme les besoins et les pensées des hommes
Source : Gallica

François Bonnin Heures de vérité, satire politique… (1831)

Si tu ne veux que de la gloire tu vivras. — Quelle gloire, continuait Fonfréde, de fonder la liberté de son pays et de le garantir a jamais contre les entreprises de la tyrannie! — Tu mourras ! s'écria Robespierre avec un mouvement convulsif. Les trois députés l'entendirent et se retournèrent pour le regarder. Messieurs, leur dit Robespierre, quels beaux jours que ceux où nous allons voir notre patrie marcher fièrement dans le sentier de la liberté, arrosé par le sang du tyran ! — Le pied glisse quelquefois dans le sang, dit Vergniaud
Source : Gallica

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