Résumé

L. Étienne L’Année terrible de Victor Hugo

Que le poète exerce une influence heureuse sur ce peuple dont il ambitionne la confiance ; qu’il lui fasse aimer l’ordre sous le régime de la liberté ! Le pire moyen de fonder celui-ci est d’employer le talent aux accusations déclamatoires, aux calomnies, de voir des monstres partout et de se croire appelé à en purger la terre. Puisque M. Victor Hugo aime à parler encore de sa clémence et de sa douceur, qu’il commence par s’apaiser et qu’il apaise ceux qu’il irrite souvent à plaisir, comme s’il n’avait pas le sentiment de sa responsabilité.
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L. Étienne L’Année terrible de Victor Hugo

Quel est ensuite le blâme à peu près unique exprimé par les sages Anglais sur l’Année terrible ? Celui d’accabler d’invectives l’Allemagne et ses princes, d’entretenir l’idée d’une revanche, de nourrir l’espoir d’un avenir contraire à ce présent que la destinée nous a fait. Sans doute M. Victor Hugo a tort de jeter l’étincelle de la vengeance dans des cœurs faciles à enflammer. Bon nombre de ses amis ont compris maintenant qu’il y a plus de courage, en un temps comme celui-ci, à modérer qu’à réveiller la haine nationale. Il faut savoir attendre quand on a tant souffert pour n’avoir pas attendu
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L. Étienne L’Année terrible de Victor Hugo

Dans la première, l’âme du poète souffrant des maux que tout le monde supporte, mais soumise aux décrets d’en haut, qui ont voulu que la France fût vaincue, peint d’une image le progrès, le seul qui soit accordé à la terre, un escalier tournant que les hommes gravissent, et qui les fait passer tour à tour dans l’ombre et dans la lumière. Dans la seconde, le mal est le passé, c’est-à-dire tout ce qui ne plaît pas à ses amis, tout ce qui ne plaît plus au poète.
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