Achille-Alfred Moullart

M. Ninard (1889)

Résumé

Achille-Alfred Moullart,  M. Ninard (1889)

“ La terre espère, elle veut vivre, Cérès, la blonde, va grandir.
Les oiseaux font entre les branches Leur visite au bourgeon naissant Et c'est un passage incessant D'ailes noires, grises ou blanches.
J'ai reconnu, j'ai retrouvé Leurs chansons, au rythme si tendre ; Jamais je n'avais éprouvé Tant de plaisir à les entendre.
C'est qu'ici-bas nous aimons tous Les choses dans leur fleur première, L'aurore avec ses rayons doux, L'enfant aux yeux pleins de lumière.
Le bouton de rose est plus frais Que la corolle épanouie,
Et germinal a plus d'attraits Que la canicule éblouie !
”
Source : Gallica

Achille-Alfred Moullart,  M. Ninard (1889)

“ On lit les poëtes aimés, on entend l'orateur emporté par l'éloquence. Nous qui sommes à terre, nous ne sommes que trop tentés de les soumettre à une froide analyse au risque de perdre le sens et le plaisir de l'admiration. Nous faisons de la science comme ce photographe qui s'occupe de reproduire les évolutions de l'oiseau à travers l'espace : dans les formes variées du corps, dans les positions changeantes des ailes, il veut trouver la loi des mouvements.... ”
Source : Gallica

Achille-Alfred Moullart,  M. Ninard (1889)

“ « La Dernière Nuit » est une œuvre saisissante par la force, l'émotion, l'amour de la nature. La nature ! M. Ninard la regardait comme il regardait toute chose avec ses yeux de poète : il y démêlait le beau invisible au vulgaire. Cet attrait, ce charme, cette magie de tout ce qui a vie, il les montre envahissant l'âme du désespéré qui voudrait s'y soustraire pour mourir. ”
Source : Gallica

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