Achille-Alfred Moullart, M. Ninard (1889)
“ La terre espère, elle veut vivre, Cérès, la blonde, va grandir. Les oiseaux font entre les branches Leur visite au bourgeon naissant Et c'est un passage incessant D'ailes noires, grises ou blanches. J'ai reconnu, j'ai retrouvé Leurs chansons, au rythme si tendre ; Jamais je n'avais éprouvé Tant de plaisir à les entendre. C'est qu'ici-bas nous aimons tous Les choses dans leur fleur première, L'aurore avec ses rayons doux, L'enfant aux yeux pleins de lumière. Le bouton de rose est plus frais Que la corolle épanouie, Et germinal a plus d'attraits Que la canicule éblouie ! ”
