Gabriel Monod,
Portraits et Souvenirs
“ On peut lui dénier le génie dramatique, car il n’a pas la variété de ton qu’exige le théâtre, sa psychologie est superficielle, les sujets de ses drames sont plus étranges qu’émouvants ; ils sont tous le développement d’une antithèse morale péniblement construite, non de passions humaines vivantes et complexes. On peut lui préférer, dans la poésie lyrique, les poètes qui, comme Shelley, révèlent une âme d’une délicatesse, d’une profondeur et d’une sensibilité extraordinaires, et qui, par la magie des mots, nous donnent la subite intuition des mystères de la vie, de la nature et de l’infini ”
