J.-J. Ampère,
La littérature française au XVIe siècle
“ Ce que l’on doit admirer surtout chez Rabelais, malgré la déplorable grossièreté, les souillures immondes qui déshonorent son livre, c’est cette gaieté intarissable et qui n’a peut-être été donnée à nul mortel au même degré, cette verve qui ne se fatigue et ne se repose jamais, et, par-dessus tout, ce style prodigieux, si riche, si souple, si abondant, si précis, cette phrase apprise à l’école des attiques et dans laquelle brille, à un si haut degré, la vivacité, la netteté, l’harmonie, apanages naturels de la prose française. ”
