Joseph Caillot, Faculté de droit de Paris. De l'Acquisition des fruits par le possesseur… (1887)
“ La bonne foi serait-elle donc seule exigée? Nous ne le pensons pas. L'erreur d'une personne qui croit être propriétaire de la chose d'autrui, constitue la bonne foi et peut être excusable; elle ne saurait être le fondement d'un droit. Cela est certain pour l'usucapion : la loi 27 D. XLI, III, exige formellement que la possession repose sur un titre ; il nous semble logique d'exiger la même condition du possesseur pour l'acquisition des fruits ; une simple erreur de fait ne peut être considérée comme une véritable causa suffisante pour servir de base à une acquisition. ”
