Abel Flourens, Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1872)
“ De ce que l'exploitation exclusive des produits vénaux de l'œuvre est réservée à l'auteur, il ne faut pas, même de nos jours, conclure que cette œuvre est tombée à tous égards dans le commerce. Ce qui constitue l'essence de l'œuvre littéraire, c'est-à-dire cette forme originale dont l'auteur revêt ses idées, cette création toute intellectuelle n'a pas, par elle-même, de valeur vénale parce qu'elle n'est pas cessible, elle n'est pas dans le commerce parce qu'on ne peut pas la vendre, en ce sens que l'acquéreur soit réputé l'avoir conçue et soit mis absolument en la place du vendeur. ”
