Résumé

Joseph Jousselin Traité des servitudes d'utilité publique ou des modifications apportées par les lois et par les règlements à la propriété immobilière en faveur de l'utilité publique… (1850)

Il est trop manifeste que la réparation ou la démolition forcées d'un bâtiment menaçant ruine ne donnent, comme servitudes, ouverture à aucune indemnité en faveur du propriétaire ; car nul n'a le droit de rendre la jouissance de sa chose préjudiciable au public; et, en empêchant un particulier de conserver sa propriété dans un état de menace contre la sûreté commune, l'autorité n'a pas porté atteinte à ses droits naturels et légitimes.
Source : Gallica

Joseph Jousselin Traité des servitudes d'utilité publique ou des modifications apportées par les lois et par les règlements à la propriété immobilière en faveur de l'utilité publique… (1850)

La conservation de la richesse forestière se lie à tous les besoins publics et privés, par les ressources qu'elle fournit au chauffage, à la préparation des aliments, aux constructions militaires , navales ou civiles, aux constructions particulières, à l'agriculture, à l'industrie, à tous les genres d'échanges et de transports. Elle se lie à la salubrité publique par l'action bienfaisante que le feuillage des arbres exerce sur l'atmosphère, et aux conditions météorologiques du climat par celle que les grandes masses de forêts exercent sur les divers phénomènes de la nature.
Source : Gallica

Joseph Jousselin Traité des servitudes d'utilité publique ou des modifications apportées par les lois et par les règlements à la propriété immobilière en faveur de l'utilité publique… (1850)

On croit avoir tout dit quand on a fait observer qu'il s'agit, non d'un simple intérêt, mais d'un droit; et l'on croit avoir invinciblement démontré par là l'existence du contentieux. Mais a-t-on jamais parlé de pourvoi au contentieux, contre des arrêtés de maire ou de préfet confirmés par les ministres en matière d'alignement, ou contre des arrêtés de maire confirmés par les préfets et les ministres et réglant la hauteur des maisons dans une ville? Ou bien si des pourvois de ce genre ont été formés devant le conseil d'Etat par la voie contentieuse, ont-ils jamais été accueillis?
Source : Gallica

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