Résumé

A. Vayssières Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1857)

Nous venions d'atteindre le point culminant d'une longue chaîne de collines appelée Marsénaï, dont un revers s'abaisse par une pente rapide jusqu'au fond d'un entonnoir aux parois tapissées d'une végétation luxuriante; l'autre se perd dans une vallée qui ne tarde point à s'élargir pour laisser voir une immense plaine verte, fuyant dans un lointain d'azur, à la surface de laquelle de légères colonnes de fumée marquaient la place occupée par les camps de pasteurs.
L'éléphant vivait encore. C'était une femelle, à laquelle un coup de feu avait brisé l'épaule.
Source : Gallica

A. Vayssières Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1857)

Un peu avant midi, la brise fraîchit ; la mer se couvrit de moutons blancs, comme parlent les marins; les pailles-en-queue quittèrent les hautes régions de l'air pour des couches plus basses, et le nakoudah secoua la tête d'un air mécontent : ces oiseaux sont aux yeux des matelots arabes un présage de gros temps. Quelques heures plus tard, nous nous engagions au milieu d'un dédale d'îlots, de bancs de sable, d'écueils où il eût été impossible de naviguer la nuit, et, avant le coucher du soleil,
nous jetions l'ancre à un demi-mille d'un rocher dont le nom est Metbouah.
Source : Gallica

A. Vayssières Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1857)

Il en est un surtout où j'aimerais vivre, chasseur ou ermite, sous la hutte de feuillage oubliée par le pâtre nomade, au pied des rochers qu'escaladent de longues traînées de vigiias, chargées de grappes fleuries. Là, un filet d'eau, alimenté par les sources des montagnes, coule toute l'année au milieu des joncs et des roseaux, qui atteignent jusqu'à douze et quinze pieds de hauteur.
Ces plantes aquatiques remplissent le fond d'une gorge solitaire, et se déroulent en une nappe où les tiges pressent les tiges, et dont la surface ondoie au moindre vent, ainsi que les épis d'un champ de blé.
Source : Gallica

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