A. Vayssières, Souvenirs d'un voyage en Abyssinie… (1857)
“ Nous venions d'atteindre le point culminant d'une longue chaîne de collines appelée Marsénaï, dont un revers s'abaisse par une pente rapide jusqu'au fond d'un entonnoir aux parois tapissées d'une végétation luxuriante; l'autre se perd dans une vallée qui ne tarde point à s'élargir pour laisser voir une immense plaine verte, fuyant dans un lointain d'azur, à la surface de laquelle de légères colonnes de fumée marquaient la place occupée par les camps de pasteurs. L'éléphant vivait encore. C'était une femelle, à laquelle un coup de feu avait brisé l'épaule. ”
