Résumé

Joseph Baeteman Au pays du roi Menelick. Croquis noirs (1930)

La pire des bêtes, c'est le scorpion; le pire des hommes, c'est le lettré.
Ce mépris provient-il de la vanité arrogante et fière des lettrés abyssins? Peut-être, mais aussi de ce que le lettré, passant sa vie à lire et à écrire, à gratter les peaux de chèvre qui lui serviront de parchemin, est nul au combat ; or, pour l'Abyssin, la guerre, c'est la suprême science, la seule source de gloire.
L'intelligence vaut mieux que l'étude.
Après un intelligent, tais-toi ; ne cherche pas la nourriture là où les singes ont passé.
Source : Gallica

Joseph Baeteman Au pays du roi Menelick. Croquis noirs (1930)

Les Abyssins sont de braves gens, et surtout des gens braves ; ils trouvent qu'aller tuer un lion avec un fusil, c'est indigne d'eux, ils le tuent avec leur lance.
Les Gallas ne tuent pas non plus l'éléphant avec un fusil ; le chasseur lui lance un lourd javelot dont la pointe creuse renferme une petite flèche aiguë qui reste dans la plaie, et comme elle est empoisonnée, l'éléphant meurt quelques heures après.
Source : Gallica

Joseph Baeteman Au pays du roi Menelick. Croquis noirs (1930)

Comme je l'ai raconté plus haut, on en voit qui vont attaquer le lion avec Une lance !
La guerre est une fête pour eux. Ils crient, hurlent, bondissent, escaladent des rochers abrupts comme des murs. Mais, impossible de leur demander de s'assujettir à une discipline quelconque : chaque Petit chef conduit ses hommes où bon lui semble, et chacun se bat là où il veut. Leur endurance est extraordinaire : ils peuvent, s'il le faut, rester six
jours sans manger, se contentant d'une gorgée d'eau prise en passant dans le torrent, marchant jour et nuit, ne se reposant que lorsque la guerre est finie.
Source : Gallica

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