Résumé

G. Charmes Un Essai de gouvernement européen en Égypte

De plus, après avoir sacrifié Nubar-Pacha, sacrifier Riaz-Pacha et Ali-Pacha-Moubarek, n’aurait-ce pas été le moyen de décourager tous les hommes de bonne volonté qui ne demandaient pas mieux que de se rallier au nouveau régime, en leur montrant qu’ils n’avaient point à compter sur l’Europe, qu’on les laisserait se compromettre dans la cause libérale, mais qu’au premier danger on les livrerait à leurs propres forces, les abandonnant seuls face à face avec un souverain irrité?
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G. Charmes Un Essai de gouvernement européen en Égypte

« Il y a ici, me disait un consul français qui connaît merveilleusement l’Orient, des millions de partis : il y a des libéraux enragés, des réactionnaires violens et des radicaux passionnés; mais tous ces partis, depuis les chevau-légers jusqu’à l’extrême gauche, obéissent à la même impulsion : celle du khédive, ont le même chef: le khédive ! » Telle est la vérité. Sans doute un certain nombre de naïfs se sont laissé prendre aux promesses d’Ismaïl-Pacha annonçant qu’il allait donner une constitution à l’Egypte, en échange de l’administration européenne.
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G. Charmes Un Essai de gouvernement européen en Égypte

S’inspirant des avis de Chériff-Pacha, qui se proposait d’être lui-même le Midhat de l’Egypte, Ismaïl-Pacha se préparait à jouer la comédie d’un souverain constitutionnel donnant la liberté à son peuple et obéissant ensuite à ses injonctions. C’est dans ce dessein qu’il faisait appel à toutes les inspirations inconscientes vers la liberté dont est travaillée une partie de la nation égyptienne. On ne rencontrerait certainement pas dans toute l’Egypte un homme sachant mieux que le député du Caire ce que c’est que la liberté et que le régime parlementaire
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