Alfred de Vigny,
Le Trapiste, poëme, par l'auteur des Poèmes antiques et modernes…
(1822)
“ Soit que la main de Dieu le couvre ou se retire, Le condamne à la gloire ou l'élève au martyre, S'il vit, il reviendra, sans plainte et sans orgueil, D'un bras sanglant encore achever son cercueil, Et reprendre, courbé, l'agriculture austère Dont il s'est trop longtemps reposé dans la guerre Tel un mort évoqué par de magiques voix, Envoyé du sépulcre, apparaît pour les Rois, Marche, prédit, menace, et retourne à sa tombe, Dont la pierre éternelle en gémissant retombe. ”
