Résumé

Abel Leblanc L'art du cavalier : poème en quatre chants (1836)

Chaque pays fournit des soldats différens : Tel est né fantassin sur les rives du Rhône, Tel autre cavalier aux bords de la Garonne ; Le courage et le goût font seuls de bons soldats.
En vain un cavalier, dans le champ des combats , Prétend graver son nom au temple de mémoire, Et recevoir le prix des mains de la Victoire; Si dès ses jeunes ans il ne porte en son cœur L'amour de son pays et celui de l'honneur, Et s'il n'a point reçu des mains de la nature Le don de supporter et le froid et la dure, Apollon, toujours lent à donner ses lauriers, Refuse de l'admettre au nombre des guerriers.
Source : Gallica

Abel Leblanc L'art du cavalier : poème en quatre chants (1836)

Et le coup de sa main, qui part, vole, et fend l'air, S'enflamme en un instant, et part comme un éclair: Le métal aussitôt de l'arme meurtrière Sortant avec fracas, fait mordre la poussière : Dans les rangs ennemis nos braves ont accès , Leurs efforts sont partout couronnés de succès.
L'infanterie avance, et le champ du carnage Voit avec son talent déployer son courage; Tantôt à rangs serrés, tantôt en échelons Se forment avec art nos savans bataillons; Larmée en un instant se meut et se déploie.
Source : Gallica

Abel Leblanc L'art du cavalier : poème en quatre chants (1836)

Lorsque vous manœuvrez, donnez-vous de l'aisance, Ne balancez jamais; mais avec assurance, En quatre mouvemens, placez votre arme au bras.
Agissez sans lenteur, et ne vous pressez pas.
Au premier, par vos soins, que l'arme détachée Soit, en rasant le corps, à l'épaule approchée; Sous le chien, le bras gauche après vient se placer, Et le droit dans le rang qui va se reposer.
Source : Gallica

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