Abel Leblanc, L'art du cavalier : poème en quatre chants (1836)
“ Chaque pays fournit des soldats différens : Tel est né fantassin sur les rives du Rhône, Tel autre cavalier aux bords de la Garonne ; Le courage et le goût font seuls de bons soldats. En vain un cavalier, dans le champ des combats , Prétend graver son nom au temple de mémoire, Et recevoir le prix des mains de la Victoire; Si dès ses jeunes ans il ne porte en son cœur L'amour de son pays et celui de l'honneur, Et s'il n'a point reçu des mains de la nature Le don de supporter et le froid et la dure, Apollon, toujours lent à donner ses lauriers, Refuse de l'admettre au nombre des guerriers. ”
