“ Du bout des doigts, où le dard brun se ratatine. Sa rondeur s’est raidie entre les doigts baveux. Un afflux lourd de sang a gonflé sa chair grasse Et la chatouille exquise et fine des cheveux A soulevé les seins vers la bouche vorace. Mais au jour, après tous les spasmes assouvis, Quand le sein tombe avec les vulves et les vits Un haut-le-cœur descend des mamelles branlées. La jeune peau se fane en blanc, et le tétin Incapable d’essor au haut des chairs tremblées S’allonge et maigrit comme un pénis enfantin. ”
Pierre Louÿs
Résumé
“La femme”, est une œuvre de Pierre Louÿs. Des thèmes tels que doigts, seins ou le frisson y sont abordés.
Citations de La femme (Pierre Louÿs)
“ Sous mon ventre de Mâle obscène et triomphant. La glace qui s’étend près des draps et m’obsède, Réfléchira l’accouplement nu de nos corps Et je me courberai sur ta croupe en dehors, Comme Zeus amoureux, penché sur Ganymède. Car tu seras, malgré tes longs cheveux de blé, L’illusoire abandon d’un éphèbe enculé Dont le rectum s’avive aux chaleurs de la verge Et mes doigts, en pressant les poires de tes seins, Évoqueront un androgyne aux yeux malsains Jouissant avec des virulences de vierge. ”
“ Ta vulve d’or monter vers les yeux... Je ne sais rien du prêtre invisible, Mais je me dis : Ce sont les vrais dieux !22 mars 90La verminePour la crasse écaillée entre tes jambes maigres Pour la touffe crépie et sèche qui pourrit Dans les démangeaisons, l’herpès et le prurit Fendillée au pubis parmi les jutes aigres Comme un pied de lichen près d’un ruisseau tari Pour la crevasse, haute, étroite et contournée Immonde bâillement du ventre tortueux Qui suinte, cicatrice ouverte au périnée D’un coup de baïonnette obscène et monstrueux Je veux donner — ô femme écoute bien ! ”
