Pierre Louÿs

Pierre Louÿs

Résumé

Portrait de Pierre Louÿs Pierre Louÿs La femme

Du bout des doigts, où le dard brun se ratatine.
Sa rondeur s’est raidie entre les doigts baveux.
Un afflux lourd de sang a gonflé sa chair grasse
Et la chatouille exquise et fine des cheveux
A soulevé les seins vers la bouche vorace.
Mais au jour, après tous les spasmes assouvis,
Quand le sein tombe avec les vulves et les vits
Un haut-le-cœur descend des mamelles branlées.
La jeune peau se fane en blanc, et le tétin
Incapable d’essor au haut des chairs tremblées
S’allonge et maigrit comme un pénis enfantin.
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Portrait de Pierre Louÿs Pierre Louÿs La femme

Sous mon ventre de Mâle obscène et triomphant.
La glace qui s’étend près des draps et m’obsède,
Réfléchira l’accouplement nu de nos corps
Et je me courberai sur ta croupe en dehors,
Comme Zeus amoureux, penché sur Ganymède.
Car tu seras, malgré tes longs cheveux de blé,
L’illusoire abandon d’un éphèbe enculé
Dont le rectum s’avive aux chaleurs de la verge
Et mes doigts, en pressant les poires de tes seins,
Évoqueront un androgyne aux yeux malsains
Jouissant avec des virulences de vierge.
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Portrait de Pierre Louÿs Pierre Louÿs La femme

Ta vulve d’or monter vers les yeux...
Je ne sais rien du prêtre invisible,
Mais je me dis : Ce sont les vrais dieux !
22 mars 90
La vermine
Pour la crasse écaillée entre tes jambes maigres
Pour la touffe crépie et sèche qui pourrit
Dans les démangeaisons, l’herpès et le prurit
Fendillée au pubis parmi les jutes aigres
Comme un pied de lichen près d’un ruisseau tari
Pour la crevasse, haute, étroite et contournée
Immonde bâillement du ventre tortueux
Qui suinte, cicatrice ouverte au périnée
D’un coup de baïonnette obscène et monstrueux
Je veux donner — ô femme écoute bien !
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