Pierre Louÿs,
Chansons secrètes de Bilitis
“ Te dirais-je leurs vulves ? Oh ! replis de chair grasse et fine, lèvres longues de peau arrondie, bouche vivante, ailée, mobile... Et leur reflet dans l’eau bleuâtre ! Qui a vu cela étant jeune n’a plus le désir de voir le monde. Enfant, je suis un aveugle heureux.« Leurs vulves avaient triples lèvres et n’étaient velues que par-dedans, mais à longs poils pressés et doux. Et leurs clitoris jaillissaient d’une couronne de cils évasés. »LE RÉVEIL Il fait déjà grand jour. Je devrais être levée. Mais dormir le matin est doux, les mains blotties entre les cuisses. Je veux me caresser encore. ”
