Résumé

Portrait de Pierre Louÿs Pierre Louÿs Chansons secrètes de Bilitis

Te dirais-je leurs vulves ? Oh ! replis de chair grasse et fine, lèvres longues de peau arrondie, bouche vivante, ailée, mobile... Et leur reflet dans l’eau bleuâtre ! Qui a vu cela étant jeune n’a plus le désir de voir le monde. Enfant, je suis un aveugle heureux.
« Leurs vulves avaient triples lèvres et n’étaient velues que par-dedans, mais à longs poils pressés et doux. Et leurs clitoris jaillissaient d’une couronne de cils évasés. »
LE RÉVEIL
Il fait déjà grand jour. Je devrais être levée. Mais dormir le matin est doux, les mains blotties entre les cuisses. Je veux me caresser encore.
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Portrait de Pierre Louÿs Pierre Louÿs Chansons secrètes de Bilitis

Elle, qui dans mon rêve avait un clitoris monstrueux, se mettait alors à genoux et à cheval sur ma poitrine ; ses genoux m’entraient sous les aisselles ; mes seins tremblaient entre ses cuisses.
Elle se porta en avant... oh ! je sentais l’odeur de son ventre ! Elle appliqua sa vulve à ma blessure et fit entrer tout son clitoris dans le trou. Et je crus sentir au cœur la pointe d’une épée ardente qui se branlait dans ma chair mouillée.
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Je me suis dévêtue pour monter à un arbre ; mes cuisses nues embrassaient l’écorce lisse et humide ; mes sandales marchaient sur les branches.
Tout en haut, mais encore sous les feuilles et à l’ombre de la chaleur, je me suis mise à cheval sur une fourche écartée en frottant ma vulve à l’écorce fraîche.
Il avait plu, des gouttes d’eau tombaient et glissaient sur ma peau, mes fesses étaient vertes de mousse, et mes orteils étaient rouges, à cause des fleurs écrasées.
Je sentais le bel arbre vivre quand le vent passait au travers ;
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