Anonyme

Dom Bougre aux Etats-généraux (1791 (Dom Bougre ; vers 1870 (La sultane))

Résumé

Anonyme Dom Bougre aux Etats-généraux (1791 (Dom Bougre ; vers 1870 (La sultane))

Mes doléances porteront donc sur tous les abus particuliers que l’on fait du vit, des couilles, de l’anus, des tétons, de la langue, du clitoris, des fesses, de la bouche. Je tâcherai de passer en revue tous les genres de putains et de femmes honnêtes, filles ou mariées ; je n’oublierai ni les enfants, ni les vieillards, ni les moines, ni les abbés, ni les pages. Vous verrez, messieurs, s’il ne vous faudra pas plus de vingt séances pour faire une loi qui ramène les hommes et les femmes à foutre tout bonnement, pour faire des enfants et se dégorger les reins.
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Anonyme Dom Bougre aux Etats-généraux (1791 (Dom Bougre ; vers 1870 (La sultane))

L’inceste n’est donc pas un crime contre nature, il est au contraire dans la nature. Ce sont nos lois civiles qui le défendent. Or, il n’est rien de si facile que de l’éluder la loi civile. C’est de baiser en cachette et d’être discret.
Voilà le grand raisonnement des frères qui voyent une jolie sœur, dévorée du désir de perdre son pucelage, et qui craignent de se voir supplantés par un maître de danse ou par un laquais. Le raisonnement est-il bon ? je l’ignore, j’ai toujours beaucoup plus foutu que raisonné ; on voit dans mon histoire que j’y ai fait passer le con de ma mère et de ma sœur.
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Anonyme Dom Bougre aux Etats-généraux

Je viens d’abord, messieurs, renoncer au privilége dont je jouis depuis plus de dix ans, d’être le livre de fouterie par excellence : d’infecter les couvens & les colléges, d’y former un tas de petits bougres & de petites tribades, qui se tuent avant l’âge, en allant dans les chapelles & oratoires lire mon admirable histoire, & se masturber aux pieds des autels.
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