Résumé

Anonyme Le courrier extraordinaire des fouteurs ecclésiastiques (1790)

Mais à ton tour, grosse garce, examine mon vit.
La Desglands (par exclamation) Ah ! quel vit ! quel vit !
Le Père Isidor Eh bien ! t’ai-je trompée ?
La Desglands Non, jamais le grand Maurice ne peut avoir eu un vit de cette espèce. Quelle tête altière et noble ! qu’il est grand, gros et bien fait ! Ne serais-tu pas général de ton ordre ?
Le Père Isidor Hélas ! non ; l’élection ne s’en fait pas comme aux cordeliers.
La Desglands Va, va, tu peux te consoler ; répands-toi dans le monde, avec ton vit tu feras fortune ; mais, mais dépêche !
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Anonyme Le courrier extraordinaire des fouteurs ecclésiastiques (1790)

Ce n’est pas par cette vieille édentée que je suis cocufié à la campagne, mais c’est par Thérèse sa femme de chambre, que tu as pu voir à Paris ; au surplus, si tu ne te la remets, je vais te la peindre : œil furtif et agaçant l’appétit, en un mot, un œil à la fouterie ; et comme on le dit assez vulgairement, un œil demandant l’aumône au pont-levis d’une culotte ; taille svelte et élégante, des tétons d’une tournure admirable, et plus que suffisants pour remplir la main d’un honnête homme ; une croupe divine ; enfin Thérèse est un composé de perfections.
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Anonyme Le courrier extraordinaire des fouteurs ecclésiastiques (1790)

Ajoute à cela, cher abbé, qu’il branle comme un ange, ou comme la duchesse de Polignac.
« Je te recommande le secret, et par reconnaissance, je te consacrerai quelques coups de cul, comme à l’ami commun de mon ménage canonique. Je cours rejoindre mon vigoureux fouteur, que la peur a fait fuir. Je me sens dévorée du besoin d’être encore aux prises avec lui : éloigne-toi. Adieu, tu auras demain de mes nouvelles. »
Voilà, mon cher ami, quelle est ta Kakvelle, la plus grande garce de l’univers, et la plus infâme putain de ce siècle.
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