Édouard Demarchin, Le marbre animé (1889)
“ Elle jette les yeux sur la place vide du lit, un éclair illumine sa figure ; et tout ce que lui dit sa maîtresse pour lui expliquer mon départ, et ce qu’elle attend d’elle n’arrivait pas jusqu’à son oreille. Elle fixait toujours ses yeux sur la place vide, la place qu’elle allait occuper, toute la nuit peut-être ; et ses yeux allumés d’une ardente flamme, respiraient la convoitise, la luxure, la gourmandise. Nijni, quand elle a fini de parler, se pousse dans le lit, prenant la place que j’avais laissée, en faisant signe à la soubrette de prendre la sienne. ”
