Édouard Demarchin

Résumé

Édouard Demarchin Le marbre animé (1889)

Elle jette les yeux sur la place vide du lit, un éclair illumine sa figure ; et tout ce que lui dit sa maîtresse pour lui expliquer mon départ, et ce qu’elle attend d’elle n’arrivait pas jusqu’à son oreille. Elle fixait toujours ses yeux sur la place vide, la place qu’elle allait occuper, toute la nuit peut-être ; et ses yeux allumés d’une ardente flamme, respiraient la convoitise, la luxure, la gourmandise. Nijni, quand elle a fini de parler, se pousse dans le lit, prenant la place que j’avais laissée, en faisant signe à la soubrette de prendre la sienne.
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Édouard Demarchin Le marbre animé (1889)

Quand il est logé, je passe mon bras sous le ventre, et du bout du médius, je viens branler le clitoris, en même temps que je poursuis ma carrière dans le sentier qui, quoique déjà pratiqué, semble de plus en plus étroit. Bientôt en effet, l’anus se rétrécit, étreignant fortement ma verge, et quand la mignonne se tord sous mon corps, en poussant des soupirs enchantés, il me semble que le sphincter étrangle mon priape, qui lance jusqu’au cœur de la belle, un liquide brûlant, dont la chaleur pénétrante change sa volupté en extase, et ses soupirs en cris délirants.
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Édouard Demarchin Le marbre animé (1889)

Nijni se rassied sur mes genoux, qui reçoivent toujours avec plaisir sa belle croupe. Pendant que je mange sa figure de baisers, sa main, que je dirige, vient caresser les pelotons d’amour entre mes cuisses ; au seul contact du doux velours de cette main blanche et potelée, le priape se redresse en colère, prêt à rompre sur-le-champ une nouvelle lance. La mignonne enfourche la monture, et délaissant l’amble et le trot, elle me mène au paradis en quelques bonds précipités, d’un train d’enfer, qui nous tient à peine en route.
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