Résumé

Portrait de Théodore Hannon Théodore Hannon Les treize sonnets du doigt dedans

Comme un piège tendu sous les poils, touffes roides
Estompant de leur nuit l’or de tes fesses froides.
À d’autres les soupirs, le soir, sous les ormeaux !
Je bondis sur ta vulve et de ma bouche ardente
Je fouillai cette sœur des spirales du Dante...
Tandis que de ton con à ton cul, fruits jumeaux,
Ma langue exécutait de savantes navettes,
Je rêvais à des bancs monstrueux de crevettes !
P. P. C.
Connin, bijou sans prix finement ciselé,
Un soir, par quelque fée experte et japonaise,
Fleur de vie ou de mort pour l’homme ensorcelé
À ses fraîcheurs d’aurore, à ses feux de fournaise.
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Portrait de Théodore Hannon Théodore Hannon Les treize sonnets du doigt dedans

Me fascine l’éclair que la luxure avive,
Lorsque ta bouche en feu sur ma bouche s’abat,
Quand ma langue se tord sous ton âcre salive,
Quand tes bras tout-puissants s’ouvrent pour me presser
Sur ta gorge qui monte, éblouissante houle,
Où ma raison se noie, où ma tête se roule,
Quand ton genou me brise en l’énervant baiser,
Où me fait haleter ta caresse suprême,
Tout est oubli pour moi : Dieu, le Diable — et Toi-même.
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Portrait de Théodore Hannon Théodore Hannon Les treize sonnets du doigt dedans

Ce n’est point l’onction de tes lèvres si fermes
Qui s’ouvrent sous ma dent, juteuses comme un fruit.
Ni l’ardente moiteur des pulpes au doux bruit,
Ni la gloire des poils ébouriffant les dermes.
Non ! hier j’ai cru voir (et mon rêve fut tel
D’en garder à jamais l’étrenne à mes moustaches !)
Tes linges étoilés d’imperceptibles taches...
Or, comme l’époux neuf que l’on mène à l’autel
Le front enguirlandé d’orangeades en branches,
Je veux couronner, moi, mon gland d’or de fleurs blanches !
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