Antonine Coullet-Tessier , À sa Muse - À Diane - À la jeune fille de Mégare…
“ D’un céleste jardin es-tu le divin fruit ? — J’entends le vent du soir gémir dans la verdure : O lune large et belle au fond du ciel serein, Aux siècles affaissés, au siècle souverain Tu souris dans l’argent de ta fine guipure. Inconstante au malheur, tu souriras demain... — J’entends le vent du soir gémir dans la verdure. Pâle reine des nuits, est-ce toi qui, le soir, Dans ton voile léger viens sur mon front t’asseoir, Toi dont le chaud baiser semble quelque morsure, Est-ce toi qui frémis en un nuage noir ?... — J’entends le vent du soir gémir dans la verdure. ”
