Gabriel Vicaire

Gabriel Vicaire

Résumé

Portrait de Gabriel Vicaire Gabriel Vicaire Revue des Deux Mondes

Chercheuse d’infini par-delà les grands monts,
Toi que le soleil brûle et que fleurit la lune ;
Belle au front couronné de sombres goémons,
Nous savons le secret de ta tendresse brève,
Et tes yeux sont pareils à ceux que nous aimons.
Tes vagues doucement viennent baiser la grève,
C’est toi la bonne hôtesse au souriant accueil,
La princesse idéale, et la dame du Rêve.
Mais le havre tranquille est voisin de l’écueil,
Et sitôt qu’a soufflé le vent de ta colère,
La terre s’inquiète et tremble et prend le deuil.
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Portrait de Gabriel Vicaire Gabriel Vicaire Revue des Deux Mondes

La vie, ainsi que l’eau, nous coule entre les doigts.
Nous aimons à parler d’art et de poésie,
Et leur pâle soleil nous enchante un instant.
Mais quel guide peu sûr que notre fantaisie !
Et le temps va toujours, et la mort nous attend.
Parfois, nous semble-t-il, un reflet de l’Aurore
Illumine la lande où nous allons rêver.
Mais ce jour incertain, qu’il est timide encore !
Que l’aube de nos cœurs est lente à se lever !
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Portrait de Gabriel Vicaire Gabriel Vicaire Revue des Deux Mondes

C’est toi l’horrible voix qui hurle dans l’orage.
Tu bondis, et les rocs croulent sous ton effort,
Le monde tout entier tremble de la secousse ;
La mort, la mort, la mort, à l’infini la mort !...
O mer, ô folle mer, tu redeviendras douce,
Avant qu’il soit longtemps refleuriront tes yeux,
Tes yeux d’amour candide et que rien ne courrouce.
Source : Wikisource

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